Breton

Breton

Breton

Dimanche 10 juin 2012 > Scène Garonne – Pression Live > 15h40

Breton n’est pas breton. Le groupe n’est d’ailleurs pas non plus français.

Mystérieux et mystique, vraisemblablement influencé par le trip-hop éthéré islandais, ces garçons produisent une musique hybride, qui évoque tour à tour les carottages abstract hip-hop des belles heures du label Anticon (Sole, Doseone, Sixtoo…) ou les digestions plus récentes du dubstep opérées par James Blake.

Quoi qu’il en soit, Breton soigne autant ses images en mouvement que ses folies électro nimbées de hip-hop brumeux ou de post-dubstep enlevé.

Depuis leur antre baptisé BretonLABS, une ancienne banque située dans le sud-est de Londres, le groupe travaille comme il l’entend. Après trois EP en édition limitée, ces garçons ont signé sur l’éminent label FatCat (Animal Collective, Múm, Black Dice…) et sont partis en Islande enregistrer leur premier album, Other People’s Problems en février 2012 dans les studios de Sigur Rós.

Entre mystère et savoir-faire, Breton a de vrais airs de révélation.

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NOTE DE LOUISON

Hi people ! Ça fait des semaines que je me fais un devoir d’en parler, plus d’un mois que je l’écoute et que je le savoure ! Et bien oui, l’opus Other People’s Problems de Breton est comme les légumes : à consommer sans modération !

Dès les premières notes la musique attire, Pacemaker se révèle mélodieux tout en gardant la patte électro propre au groupe. L’ouverture ne laisse que plus confiant pour la suite, et encourage à continuer son écoute.

Ainsi on peut découvrir dès le troisième titre Edward the Confessor, morceau envoutant, restant toujours aussi frais au file des écoutes, et dont on pourrait ne jamais se lasser ! Et en regardant la vidéo associée l’attrait des sonorités mêlée à celui des images n’en est que renforcé.

C’est ensuite le groove de Governing Correctly, proche d’Electrician, qui accapare l’attention: en même temps dansant et mélancolique, ce morceau véhicule une énergie bonne à écouter dans n’importe quelle situation !

Interference, qui n’est pas sans rappeler Edward the confessor nous redonne les bases chères aux anglais, à savoir ce savant mélange d’influences diverses et variées, accord classique, beats hip hop/ électro, mélodie bien rythmée … Just perfect !

Et c’est le tour de Jostle, titre intriguant, dont l’intro créé une certaine coupure avec le reste de l’album. Jostle n’en ressort que plus dansant, pêchu, presque transcendant !

Lorsque The comission vient clore l’album, il nous fait redescendre de notre nuage lentement pour un dernier moment où la vie se suspend ! Une impression d’irréel se met en place avec ces bribes de phrases glanées ça et là, résonnant comme un écho lointain, qui semble accompagner une musique envoutante … entrant sans qu’on le veuille vraiment dans notre tête, dans notre esprit créant une sorte de bulle nous mettant hors du temps …

Avec ces onze morceaux Breton n’aura pas réussi à me rassasier et me laisse une forte envie de pouvoir assouvir mon appétit vorace avec de prochains morceaux … Ou un live, comme celui du dimanche 10 juin au Garorock à Marmande.

Louison Larbodie
notedelouison.wordpress.com

Retrouvez toute la programmation et d'autres infos sur le site officiel garorock.com