Qui aurait parié il y a 30 ans que dans le pays paisible de la tomate, un évènement rassemblant 10 fois plus que sa population, serait encore là à partager rêves et souvenirs alors que les premiers Zillenial passent aussi le cap.
Parce qu’en fait Garo, c’est un peu une grande auberge du Sud Ouest. Festive, joyeuse et chaleureuse.
Une aventure folle qui saute dans le grand bain de la trentaine, et qui en a vu passer des courants musicaux, des publics, des techniciens, et des artistes. Qui transforme l’éphémère en souvenirs qui restent.
Ce n’est pas juste une affiche, un site, un nom, mais c’est un ethos en perpétuel mouvement. Celui d’une fraîcheur des nineties avec l’urgence de vivre des Sheriffs, de se révolter de manière festive à la Ludwig et de faire. Où tant était possible, un croisement d’influences et d’envies.
Qui aurait parié il y a 30 ans que dans le pays paisible de la tomate, un évènement rassemblant 10 fois plus que sa population, serait encore là à partager rêves et souvenirs alors que les premiers Zillenial passent aussi le cap.
Parce qu’en fait Garo, c’est un peu une grande auberge du Sud Ouest. Festive, joyeuse et chaleureuse.
Une aventure folle qui saute dans le grand bain de la trentaine, et qui en a vu passer des courants musicaux, des publics, des techniciens, et des artistes. Qui transforme l’éphémère en souvenirs qui restent.
Ce n’est pas juste une affiche, un site, un nom, mais c’est un ethos en perpétuel mouvement. Celui d’une fraîcheur des nineties avec l’urgence de vivre des Sheriffs, de se révolter de manière festive à la Ludwig et de faire. Où tant était possible, un croisement d’influences et d’envies.
Le Garorock, c’est ce mouvement dans la foule comme les chouchous locaux Gojira ont pu l'insuffler tant de fois. Le sourire offert à un inconnu alors que tu étais pris dans le flow de La femme et qu’un hélico survolait la foule. Les voix cassées d’avoir trop crié - ah merci Deluxe pour ces beaux moments où on a fait du yaourt ensemble.
L’entraide post mots de tête sévères, l’envie de faire l’apéro avec son voisin de tente, la patience au moment de prendre sa douche après avoir trop pogoté la veille.
Ce sont les élans, l’envie de courir à la première note jouée d’un Nekfeu qu’on attendait tant, ou d’un David Guetta qui nous a bien ambiancé. C’est grandir avec un moment, une énergie, s’en éloigner parfois, mais y revenir.
C’est se passer de son téléphone - pannes de réseau - se retrouver à l’espace restauration et tomber sur sa bande perdue depuis des heures, s’allonger à l’ombre des arbres en entendant un bandas au loin. Se challenger au Garofoot ou aller se mettre en jambe au dôme Ricard dès l’après-midi.
C’est avoir eu « Cette Dernière Chance », d’avoir dansé dès le matin à la Forest.
C’est avoir pu saisir à la volée des moments si uniques, genre tomber dans les pommes devant BB Brunes en 2008, avoir eu la chance de capter un DJ Mehdi nous offrant Let The Children Techno, ou un Naâman solaire.
C’est avoir survécu aux intempéries du monde, pour retrouver des moments de joie, parce qu’ensemble c’est toujours mieux. Que ce soit à la scène rock ou en mode Caraïbe. Ou encore devant Skrillex qui nous avait presque fait oublier cette sombre et joyeuse histoire d’orage, alors qu’on célébrait la fin d’un bac.
Et toi, c’était quand ton premier Garorock ?
À la Halle Expo ou à la Plaine de la Filhole ?
Celui où tu t’es fait ce nouveau pote que tu vois encore 20 ans après aux tous débuts de Shaka Ponk et avec lequel tu es retourné verser une larme pour le clap de fin en 2024 ?
Celui où tu es allé avec tes parents voir Indochine en 2018, avant de venir chanter Djadja alors qu’Aya jouait à son tout premier festival l’année d’après ?
Où tu t’es égosillé une première fois devant Louise Attaque en 2006, et puis tu t’es dit que tu allais remettre le couvert en 2023 ?
Celui qui t’as ému de manière inattendue ?
Comme cette demande en mariage devant Thérapie Taxi en 2019 ?
Où tu as pris tes amis dans les bras pour un des concerts messianiques d’Alt J en 2015, que tu as presque faillit manquer parce que tu faisais la queue pour les toilettes ?
En entonnant la « Terre et Ronde », où tout ce qu’Orelsan disait album après album et concerts après concerts (2012, 2018, 2022) sonnait juste - une autre urgence de vivre, malgré la flemme ?
Tu te rappelles de celui où t’as bien pris ta claque ?
Comme Fred Again, show stellaire, d’un phénomène qui nous a pris à revers.
Green Day qui nous avait offert la chance de venir jouer un show unique dans le Sud Ouest, tout comme Muse qui nous ouvrait une nouvelle ère.
Devant Stromae que tu attendais depuis bien longtemps.
Tu te souviens…
De celui où tu as dansé de toutes tes forces ?
Avec l’énergie électrisante de The Hives.
Ou devant un des shows de notre résident chéri Dj Snake.
Et puis tous ces moments dont on se souvient par éclat, un Public Enemy, un Toots & The Maytals, un The Blaze et toutes ces chances éclectiques que 30 ans d’existence nous ont permis.
Parce que c’est ça le Garo, un surnom affectueux, pour un évènement qui vous a accompagné. Que ce soit une tradition qui dure depuis ses débuts ou quelques années, qu’est-ce qu’on se régale des ces souvenirs - du bitume des premiers jours, aux balbutiements de Facebook sur lequel fleurissaient les premiers groupes de rencontre pour rester en contact après, jusqu’à aujourd’hui où tout est à inventer.
Parce que sans vous, le Garorock ne serait rien. Le Garorock c’est vous, c’est nous, c’est un tout. Des expériences qui vous suivent longtemps. La soundtrack d’un présent, entre nostalgie et futur.
Et on se souhaite de célébrer tout ça ensemble encore longtemps.
Louison Larbodie